Plan International Suisse https://www.plan.ch Plan Suissede-DEPlan International Suisse Wed, 27 May 2020 21:38:32 +0000 Wed, 27 May 2020 21:38:32 +0000www.plan.chnews-950 Mon, 25 May 2020 08:29:18 +0000 COVID-19: Des filles racontent https://www.plan.ch/fr/news/fr-detail/covid-19-des-filles-racontent/ Du Timor oriental au Liberia : comment les filles vivent-elles la crise du coronavirus ? De quoi s'inquiètent-elles ? Comment leur vie a-t-elle changé ? Voici ce qu’elles nous ont répondu.

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news-948 Thu, 14 May 2020 14:30:00 +0000 COVID-19: Des millions de filles en danger d'abandonner l'école https://www.plan.ch/fr/news/fr-detail/covid-19-des-millions-de-filles-en-danger-dabandonner-lecole/

Zürich, 14 mai 2020Les enfants en Suisse ont repris la vie scolaire. Mais dans le monde entier, près de 70 % des élèves ne vont toujours pas à l'école à cause du coronavirus. En particulier dans les pays en voie de développement, beaucoup d'entre eux courent le danger de ne plus jamais y retourner. Selon Plan International Suisse, une organisation qui défend les droits des filles, les filles adolescentes sont particulièrement à risque. 

« Dans les pays les moins développés du monde, 111 millions de filles sont touchées par les fermetures d'écoles*. L’accès à l'éducation y était déjà difficile pour les filles avant même le COVID-19. Avec la crise actuelle, elles risquent d'être laissées pour compte. Cela aurait des conséquences dévastatrices pour leur avenir et augmenterait encore le fossé entre les genres", explique Suba Umathevan, directrice de Plan International Suisse. 

La fermeture des écoles a des conséquences sociales

Les effets des fermetures d'écoles vont au-delà de la perte directe de l'éducation. Pour de nombreux enfants, la nourriture à l'école est le seul repas chaud de la journée. Une source importante de nutrition, qui soulage normalement les parents, est perdue. En outre, les filles reçoivent souvent des produits menstruels à l'école ainsi qu'un soutien et des informations concernant leur santé et leurs droits sexuels et reproductifs. Cela inclut la prévention des mariages d’enfants.

Risque accru de grossesses d'adolescentes et de mariages d'enfants

Les difficultés économiques peuvent pousser les parents à marier leurs filles alors qu'elles sont encore mineures et contre leur volonté. Le Fonds des Nations unies pour la population estime que le COVID-19 pourrait générer 13 millions de mariages d'enfants supplémentaires entre 2020 et 2030. Pendant la crise du virus Ebola de 2014 à 2016, les grossesses d'adolescentes ont augmenté de 65 % dans les régions particulièrement touchées. Beaucoup de filles qui se sont mariées ou qui sont tombées enceintes ne sont jamais retournées à l'école.

Les filles apprennent moins à la maison

Les fermetures d'écoles affectent les filles différemment des garçons, et non seulement en raison des grossesses et des mariages d'enfants : Selon une enquête menée par Plan International Suisse sur la crise du virus Ebola en Sierra Leone, seulement 15 % des filles étudiaient à la maison, contre 40 % des garçons. En raison des normes traditionnelles en matière de genre, les filles doivent souvent assumer seules la responsabilité du ménage ou des soins aux personnes malades. Elles ont donc moins de temps pour apprendre. 

Pas d'accès à l'éducation en ligne

Dans les pays les moins développés, seulement un peu moins de 12 % des ménages ont accès à l'internet. L'enseignement en ligne comme en Suisse n'est donc guère possible. Les filles sont encore plus défavorisées à cet égard : Dans les pays à faibles et moyens revenus, les garçons ont presque deux fois plus de chances que les filles de posséder un smartphone avec accès à l'internet. En Suisse, 99 % des jeunes de 12 à 19 ans possèdent un téléphone portable/smartphone.

"Le COVID-19 pourrait détruire des années d'efforts et de succès dans la lutte pour l'égalité des chances en matière d'éducation. Les filles des pays à faible revenu risquent de devenir les principales victimes de la crise du coronavirus", craint Suba Umathevan.

Les actions de Plan International Suisse face à cette situation

Plan International Suisse est actif dans plus de 75 pays pour les droits des filles et l'égalité des genres. Dans le domaine de l’éducation, le programme d'aide d'urgence COVID 19 de Plan International comprend entre autres:

  • La fourniture de modules d'apprentissage hors ligne pour les étudiants des régions éloignées qui n'ont pas accès à Internet.
  • Le soutien de l'enseignement à distance dans 50 pays grâce à des possibilités d'apprentissage virtuel et fournir du matériel pédagogique à utiliser chez soi.
  • La collaboration à la production de matériel didactique destiné à être distribué sur les chaînes de radio et de télévision ainsi que la sensibilisation des familles par SMS et radio, afin que les enfants participent à ces programmes d'apprentissage.
  • Le travail avec les gouvernements locaux pour surmonter les obstacles éducatifs spécifiques rencontrés par les filles pendant la crise
  • La fourniture de kits de lavage des mains et d'hygiène menstruelle aux filles, comprenant des informations sur COVID-19 ainsi que l'accès à des lignes d'assistance téléphonique et à des conseils aux sujets des violences sexuelles et sexistes et de la santé sexuelle et reproductive
  • La mobilisation des jeunes, y compris des filles, pour un soutien mutuel et la diffusion de messages clés (comme par exemple la prévention du mariage d’enfants) par SMS, groupes WhatsApp, médias sociaux et radio
  • La mobilisation des garçons et des hommes en tant qu'"agents du changement" qui soulagent les femmes et les filles des tâches domestiques telles que l'approvisionnement en eau et en bois de chauffage, les soins aux personnes âgées et aux malades
  • Des campagnes "Back to School" dans les communautés et parmi les autorités compétentes afin de ramener les filles, y compris les jeunes mères, à l'école

*UNESCO, information consultée le 6 avril 2020

Comment est-ce que les filles dans le monde entier vivent la crise du coronavirus ? Citations et images 

Plan International Suisse est une organisation autonome à but non lucratif, qui s’engage en faveur de la cause de l’égalité et des droits des filles dans différentes parties du monde. Par ses programmes, Plan International Suisse crée les conditions nécessaires à la formation, à la sécurité et au renforcement économique des adolescentes et des jeunes adultes.

]]>news-944 Tue, 05 May 2020 11:35:17 +0000 COVID-19: Des millions de filles sous menaces de conséquences durables https://www.plan.ch/fr/news/fr-detail/covid-19-des-millions-de-filles-sous-menaces-de-consequences-durables/

Si on ne prend pas de mesures maintenant, les filles du monde entier risquent de subir des conséquences à long terme à cause du COVID-19. Plan International met en garde contre les abus, la négligence, la peur et la faim. Les recherches de Plan International portant sur les crises humanitaires passées montrent les effets dévastateurs que ces crises ont sur les filles - tant dans l'immédiat qu'à long terme.

Les filles sont particulièrement vulnérables

Selon l'analyse de crises précédentes*, les dangers encourus par les filles sont:

  • de ne pas pouvoir retourner à l'école
  • de ne pas trouver d'emploi lorsque l'économie rouvrira
  • de souffrir d'abus et de violence à la maison dans un contexte oùle bouclier protecteur des systèmes d'éducation et de soins n'est plus en place
  • de connaître des difficultés économiques/des pénuries alimentaires
  • de se marier et/ou de tomber enceinte involontairement
  • d'être infectées par le virus du COVID-19, car elles s'occupent de personnes malades et âgées en raison de la répartition traditionnelle des rôles et sont donc plus exposées.

Suba Umathevan, directrice de Plan International Suisse, déclare : "Nous savons, grâce à des expériences et des études antérieures, que les situations de crise touchent particulièrement les filles. Nous ne sommes pas seulement préoccupés par les conséquences sanitaires du COVID-19, mais surtout par les effets négatifs des efforts pour limiter la propagation du virus. Nous avons parlé à des filles qui vivent en quarantaine. Elles sont alarmées, frustrées, effrayées et s'ennuient. Elles ont besoin d'informations claires et précises sur la pandémie et d'un soutien pour en réduire l'impact sur elles et leurs familles".

Les gouvernements ont réagi rapidement à la propagation de COVID-19. Les mesures de confinement et de contention touchent aujourd'hui au moins la moitié de la population mondiale. Mais les conséquences de ces mesures auront un impact profond sur le monde dans lequel les filles grandissent.

Des répercussions à multiples facettes

Avec 743 millions de filles** actuellement non scolarisées, la pression qui pèse pour aider à la maison ou gagner un revenu signifie que de nombreuses adolescentes risquent de ne pas pouvoir retourner à l'école. Si les besoins en matière d'éducation ne sont pas considérés comme prioritaires, les progrès réalisés ces 20 dernières années dans l'éducation des filles risquent d'être anéantis et les filles vulnérables n'auront pas accès aux réseaux de soutien social.

On constate également une augmentation alarmante des violences sexuelles et sexistes dans le monde entier. En Chine, au plus fort de la quarantaine, le nombre d'appels aux centres d'accueil pour femmes victimes de violences domestiques a triplé, et l'organisation anglaise Refuge UK a signalé une augmentation de 700 % des appels à sa ligne d'assistance en une seule journée.

Le manque d'accès à un soutien et à une protection psychosociale, la perte de moyens de subsistance et de revenus ainsi que la réduction des financements consacrés à la santé sexuelle et reproductive pourraient avoir des conséquences catastrophiques à long terme pour toute une génération de filles.

Agir maintenant

Suba Umathevan déclare : "Nous craignons que l'impact économique, social et psychologique sur des personnes déjà vulnérables et affaiblies soit énorme. Nombreuses sont celles qui risquent de ne jamais s'en remettre. Ce qu'il faut maintenant, ce sont des mesures ciblées, convenues conjointement, qui tiennent compte des besoins des filles".

Plan International collecte des fonds pour protéger les communautés vulnérables contre les effets de COVID-19. Les efforts de secours de l'organisation s'étendent sur 50 pays et se concentrent particulièrement sur l'aide aux filles. 

 

*Plan International a étudié les effets indirects du virus Ebola sur les enfants et les familles en Sierra Leone et au Liberia ; l'impact de la faim et des conflits au Sud-Soudan et dans le bassin de la mer du Tchad ; la crise des réfugiés Rohingya ; les camps de réfugiés à Beyrouth, au Liban.

**En date du 27 avril 2020

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news-941 Wed, 29 Apr 2020 14:01:51 +0000 Quand le COVID-19 rend l’hygiène pour les filles impossible https://www.plan.ch/fr/news/fr-detail/quand-le-covid-19-rend-lhygiene-pour-les-filles-impossible/ En pleine crise mondiale du coronavirus, les filles de Kibera doivent faire face à une autre crise : le manque de serviettes hygiéniques. Kibera est la plus grande colonie informelle du Kenya et de toute l'Afrique. La plupart des filles de Kibera dépendent des serviettes hygiéniques distribuées gratuitement dans leur école. Avec la fermeture des écoles en raison de la COVID-19, elles n'y ont plus accès.

Pas de priorité pour l'hygiène menstruelle

"J'avais l'habitude d’avoir accès à des serviettes hygiéniques dans mon école à Kibera. Maintenant que les écoles sont fermées, je dois utiliser des morceaux de tissu. C'est très inconfortable", dit Nisera, 16 ans. "Je suis triste parce que je ne peux pas faire les choses normalement. Quand je m'assieds, j'ai peur de salir mes vêtements".

Les mesures de quarantaine imposées au Kenya en réponse à la pandémie du COVID-19 ont entraîné une situation financière très tendue dans les familles, ce qui pénalise les filles et les femmes. Beaucoup sont coupées des principaux services et réseaux de santé sexuelle et reproductive.

"Avec les rumeurs d'un confinement total, les familles font des réserves de nourriture et de fournitures. Cependant, la majorité des familles de ma région n'envisagent pas d'utiliser des serviettes hygiéniques. Elles sont considérées comme un luxe. C'est pourquoi nous étions toujours heureuses de les recevoir à l'école", explique Nisera.

Tenir compte des besoins des filles

"Il est essentiel que les mesures de quarantaine soient accompagnées d'un soutien aux ménages touchés. Un enfermement prolongé limite également l'autonomie des filles et renforce les comportements qui considèrent les filles comme de seconde classe et les restreignent", déclare Kate Maina-Vorley, directrice de Plan International Kenya.

"La protection et la sécurité rigoureuses de tous les enfants, et en particulier des filles, doivent être mises en avant et faire l'objet d'une priorité dans tous les domaines politiques, en matière d'information et de conseil à tous les stades des interventions", ajoute-t-elle.

Marel, 17 ans, s'inquiète des filles qui ont des règles irrégulières. "Beaucoup d'entre nous ont leurs règles deux fois par mois. Imaginez combien cela peut être difficile pour nous. Il ne me reste qu'un paquet de huit tampons. Nous n'avons pas d'autre choix que d'utiliser des bouts de tissu". 

Un soutien Nécessaire

Pour aider les filles dans la crise, Plan International a rendu visite à des filles et des jeunes femmes à Kibera et a distribué 2 700 serviettes hygiéniques. L'action a été menée en partenariat avec Zana Africa, une organisation avec laquelle nous travaillons étroitement au Kenya.

Cynthia, membre de la Girls Advocacy Alliance, a participé à la distribution des serviettes hygiéniques et a été surprise par la réaction. "Les filles et les jeunes femmes étaient ravies. Cependant, j'ai été surprise de constater que dans certaines maisons, même les mères cherchaient désespérément des serviettes hygiéniques. Je n'aurais pas pensé que les femmes plus âgées - à l'âge de nos parents - étaient aussi dans un tel besoin".

"Il y a un besoin certain de plus de serviettes hygiéniques, non seulement à Kibera, mais aussi dans d'autres quartiers informels et même dans les zones rurales. Des millions de filles ont généralement accès à des serviettes hygiéniques dans les écoles", explique Cynthia.

Plan International cherche également des moyens de travailler avec les propriétaires des installations sanitaires de Kibera et d'autres quartiers informels de Nairobi pour permettre aux filles d'utiliser les douches pour leur hygiène personnelle.

"Outre les serviettes hygiéniques, vous devez également tenir compte de l'accès aux installations sanitaires. L'utilisation des douches coûte Ksh.10 (0,1 USD) par personne. Imaginez une famille de sept personnes. Se laver devient un luxe car on achète d'abord d'autres choses essentielles comme la nourriture ou l'eau pour boire et cuisiner. Il est important de compléter la distribution de serviettes hygiéniques par l'accès aux toilettes", explique Marel.

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news-940 Wed, 29 Apr 2020 13:45:15 +0000 Les conséquences du confinement pour de nombreuses familles au Vietnam https://www.plan.ch/fr/news/fr-detail/les-consequences-du-confinement-pour-de-nombreuses-familles-au-vietnam/

La pandémie du COVID-19 a complètement changé la vie de Ha Thi Ngo, 27 ans, et de ses quatre enfants âgés de dix, neuf, six et cinq ans. En temps normal, Ha et son mari préparent des rouleaux de printemps fait-maison et des produits fermentés à base de viande, qu'ils vendent sur un marché voisin. Leur travail acharné leur assure un revenu stable. Ils sont en mesure de couvrir le coût de la vie toujours plus élevé pour la famille, y compris les frais de scolarité de leurs enfants.

Mais le 1er avril, le gouvernement vietnamien a imposé le confinement national et a interdit toutes les activités non essentielles. Des règles strictes d'hygiène et de sécurité ont été imposées, notamment la "distanciation sociale" et le port de masques. 

Comme Ha et sa famille sont restés à la maison depuis lors, leurs revenus ont également été réduits. Ha n'a pas eu d'autre choix que de contracter un prêt en espèces pour acheter de la nourriture pour sa famille. Aujourd'hui, elle est très inquiète pour l'avenir de sa famille.

"Comment puis-je rembourser le prêt et les intérêts mensuels ? Que se passera-t-il demain ? Mes enfants pourront-ils retourner à l'école ou devront-ils à nouveau travailler dans la rue avec moi ? Et que deviendra leur avenir", s'inquiète Ha.

Ha est bénéficiaire du projet triennal "Brighter Future" de Plan International, qui aide les enfants défavorisés et leurs familles dans la province de Thua Thien Hua. Dans le cadre de ce projet, Ha avait reçu un prêt de 10 millions de VND (environ 300 francs suisses) pour lancer son entreprise de restauration qui connaît maintenant un grand succès. Auparavant, Ha et sa famille avaient vécu dans une grande pauvreté. Ils ramassaient les déchets plastiques dans les rues et les vendaient à des entreprises de recyclage. L'idée qu'elle et ses enfants pourraient devoir retourner à cette vie a tenu Ha éveillée la nuit.

Mais à la mi-avril, Ha a reçu une visite inattendue de Plan International. Plan International fournit des kits d'urgence à des centaines de familles vulnérables touchées par la pandémie du COVID-19 au Vietnam. Il s'agit notamment d'un sac de 10 kg de riz, d'huile de cuisson et de cartons de nouilles instantanées. En outre, les familles reçoivent des articles d'hygiène essentiels, notamment des masques en tissu (qui sont lavables et réutilisables), du savon et une petite somme d'argent pour d'autres articles essentiels.

Ha et ses quatre enfants se sont levés d'un bond et ont crié de joie. Ha était encore plus heureuse quand elle a appris qu'elle n'aurait pas à payer d'intérêts sur son prêt pendant au moins trois mois. "Quelle bonne surprise", répétait-elle sans cesse.

Plan International travaille avec notre partenaire local Cycad pour fournir une aide humanitaire aux ménages pauvres dans huit zones de Thua Thien Hue inclues dans le projet. Jusqu'à présent, nous avons atteint 562 ménages avec des paquets d'urgence dont ils avaient un besoin urgent.

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news-938 Thu, 23 Apr 2020 13:29:31 +0000 "J'ai toujours pensé que l'informatique était hors de ma portée." https://www.plan.ch/fr/news/fr-detail/jai-toujours-pense-que-linformatique-etait-hors-de-ma-portee/

Thuong, 21 ans, pensait que l'informatique était quelque chose pour les autres. L'aînée de quatre frères et sœurs vient d'une zone rurale près de Hanoi au Vietnam. Ses parents sont agriculteurs et vivent en outre de petits travaux. Les possibilités d'acquérir des compétences en informatiques dans cette zone rurale sont limitées.

Des opportunités pour les filles en lesquelles personne ne croit

Thuong est handicapée physiquement depuis sa naissance. Bien qu'elle ait bien réussi à l'école, les gens de son village n'ont cessé de lui dire qu'il n'y avait pas de possibilités d'emploi pour elle en raison de son handicap. Un jour, Thuong a découvert le programme "Fit for the Future" de Plan International Suisse via Facebook. Le projet vise à former 800 jeunes défavorisés de Hanoi, en particulier des jeunes femmes, en vue d’occuper un emploi dans le secteur en plein essor des technologies de l'information (TI) au Vietnam. "J'étais si nerveuse avant l’entretien avec REACH", dit Thuong. REACH est l'un des partenaires locaux du projet avec lequel Plan International met en œuvre "Fit for the Future". Anciennement connu sous le nom de "Livelihood Advancement Business School", REACH a initialement été créé en tant que projet de Plan International pour combler le manque de formation pour les employeurs. Aujourd'hui, REACH est une organisation indépendante, avec des employés vietnamiens uniquement.

Plus qu'une simple éducation

L'entretien s'est bien passée. Thuong a pu suivre un cours de graphisme à REACH. Elle travaille maintenant dans une entreprise sociale de TI et gagne sa propre vie. Elle est satisfaite : "J'étais pessimiste avant. Dans le programme "Fit for the Future", j'ai acquis non seulement des compétences en informatique, mais aussi en anglais, en communication, en planification et des compétences pour la vie en général. Je suis beaucoup plus motivée et je crois en moi".

"Thuong a vécu beaucoup de choses difficiles. Apprendre a toujours été son plus grand souhait depuis qu'elle était petite. Beaucoup ont dit qu'elle ne pouvait rien faire. A l'école, elle était seule. Je suis heureuse - je n'aurais jamais imaginé qu'elle puisse faire un tel travail. C'est au-delà de tous nos rêves", explique la mère de Thuong au bord des larmes.

Thuong est la preuve vivante que les filles peuvent sortir de la pauvreté avec les bons outils et les bonnes ressources.

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news-936 Wed, 04 Mar 2020 08:00:00 +0000 Près d’une femme sur deux subit des discriminations au travail https://www.plan.ch/fr/news/fr-detail/pres-dune-femme-sur-deux-subit-des-discriminations-au-travail/

À l’occasion de la Journée internationale de la femme, le 8 mars, Plan International Suisse publie un rapport sur l’égalité des hommes et des femmes en Suisse. Les résultats sont éloquents: trois jeunes personnes sur quatre sont optimistes à ce propos. Toutefois, dès que les femmes entrent sur le marché du travail et tentent de se lancer dans une carrière, cette vision positive se trouble.

L’organisation Plan International Suisse, qui défend la cause des filles, a voulu déterminer la manière dont les jeunes femmes et hommes considéraient le thème de l’égalité des genres. Elle a donc interrogé 1002 jeunes femmes et 1242 hommes entre 14 et 24 ans, ainsi que 714 femmes entre 24 et 40 ans. 

La discrimination vécue n’empêche pas un certain optimisme

Indépendamment de leur âge et de leur sexe, trois quarts des participant-e-s sont plein-e-s d’espoir ou plutôt plein-e-s d’espoir quant aux progrès de l’égalité en Suisse. En revanche, la majorité des filles et des femmes ont subi des discriminations à caractère sexiste, le plus souvent dans le monde professionnel: 42% des femmes de 24 à 40 ans se sentent discriminées au travail. Plus les femmes gagnent en expérience professionnelle, plus leur pessimisme grandit à propos de l’égalité des genres.

Inégalité dans le monde du travail – une réalité  

Les indications fournies par les personnes interrogées corroborent la réalité du marché du travail: bien que la proportion de femmes en début de carrière soit équivalente à celle des hommes, leur nombre se réduit dès qu’il est question d’intégrer des postes de cadre.* Non pas en raison d’un manque de confiance en soi pour maîtriser des postes de conduite: sept filles et femmes sur dix affirment être certaines de disposer des qualités nécessaires pour assumer une direction. Le problème ne semble pas non plus relever d’un refus masculin d’assumer des responsabilités à la maison. Près de six jeunes hommes sur dix manifestent de l’intérêt pour assumer des tâches ménagères et s’occuper des enfants si leur partenaire disposait d’un meilleur emploi qu’eux. 

Ancrage institutionnel de l’égalité des genres 

Suba Umathevan, CEO de Plan International Suisse, en conclut: «Les capacités ou décisions des individus ne sont pas en cause. Il s’agit plutôt d’un problème institutionnel causé par les attentes culturelles et de la société.» Tant les jeunes garçons que les filles attribuent la cause de l’inégalité persistante entre les sexes à des stéréotypes. Les rôles sont traditionnellement définis plutôt par le genre que par des préférences personnelles. Indépendamment de leur âge et de leur sexe, la majorité des participant-e-s estime que l’égalité en Suisse doit s’imposer par l’égalité des salaires et des chances en matière d’emploi. 

*Advance-HSG-Gender-Intelligence-Report-2019

Télécharger:

Plan International Suisse est une organisation autonome à but non lucratif, qui s’engage en faveur de la cause de l’égalité et des droits des filles dans différentes parties du monde. Par ses programmes, Plan International Suisse crée les conditions nécessaires à la formation, à la sécurité et au renforcement économique des adolescentes et des jeunes adultes.

 

Résultats clés du sondage 

  • Les trois quarts des participant·e·s à l'enquête, quels que soient leur âge ou leur genre, se sentent optimistes ou plutôt optimistes quant aux progrès de l'égalité des genres en Suisse.
  • Près de 70 % des filles et des femmes déclarent avoir confiance en leurs capacités de leadership.
  • 6 sur 10 filles et femmes entre 14 et 24 ans déclarent avoir subi une discrimination fondée sur le genre quelque part, à un moment donné, dans leur vie. Parmi les femmes entre 24 et 40 ans, ce sont 7 sur 10.
  • 42 % des femmes de 24 à 40 ans déclarent avoir subi une discrimination de genre au travail.
  • 60% des filles et femmes entre 14 et 24 ans sont d’accord ou plutôt d’accord pour dire que les femmes occupant des postes de direction doivent être meilleures que les hommes dans des rôles similaires afin d'être respectées.
  • Les participant·e·s estiment que la meilleure façon d'améliorer l'égalité des genres en Suisse passe par l'égalité des salaires et des opportunités d'emploi.
  • Les filles et les femmes classent les opportunités d'emploi à temps partiel et les politiques favorables à la famille au premier rang des solutions potentielles pour équilibrer la vie professionnelle et la vie privée.
  • Près de six garçons sur dix ont exprimé leur intérêt à rester à la maison pour s'occuper de leurs enfants si leur partenaire avait un meilleur emploi qu’eux, contre près de cinq filles sur dix.  
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news-934 Wed, 05 Feb 2020 10:41:54 +0000 Lutte contre l'excision: du travail à faire https://www.plan.ch/fr/news/fr-detail/lutte-contre-lexcision-du-travail-a-faire/ Au moins 200 millions de filles et de femmes dans plus de 30 pays ont subi une forme de mutilation génitale féminine (MGF). Si la tendance actuelle se poursuit, 4,6 millions de filles supplémentaires seront excisées chaque année jusqu'en 2030.

QU'EST-CE QUE LA MUTILATION GÉNITALE FÉMININE ? 

Les mutilations génitales féminines (MGF), également connues sous le nom d'excision, comprennent toutes les procédures qui impliquent l'ablation partielle ou complète des organes génitaux externes de la femme ou d'autres blessures aux organes génitaux pour des raisons non médicales. Elles sont généralement pratiquées entre la petite enfance et l'âge de 15 ans.

Cette pratique est une forme de violence genrée. Les MGF ne présentent aucun avantage pour la santé des filles ou des femmes. Les MGF sont généralement pratiquées sans autorisation et souvent contre la volonté des filles. Les MGF violent donc le droit des filles à prendre des décisions importantes concernant leur santé sexuelle et reproductive.

Les mutilations génitales féminines sont pratiquées dans un certain nombre de pays africains, allant de la côte atlantique jusqu’à la Corne de l'Afrique, dans des régions du Moyen-Orient telles que l'Irak et le Yémen, et dans certains pays asiatiques comme l'Indonésie. En Somalie, en Guinée et à Djibouti, la pratique est presque universelle, avec un taux d’environ 90 % de tous les cas, tandis qu'au Cameroun et en Ouganda, seulement 1 % des filles et des femmes sont touchées.

Pourquoi faut-il abolir l'excision ?

Les conséquences des mutilations génitales féminines sont graves : elles vont des complications aiguës telles que la perte de sang, l'effondrement, les infections et la douleur, aux graves lésions à long terme des organes reproducteurs et sexuels, aux infections chroniques, au risque accru d'infection par le VIH, aux complications graves pendant la grossesse et aux troubles psychologiques. Dans des cas extrêmes, la procédure peut même conduire à la mort.

  • Les MGF sont des violences genrées
  • Les MGF volent l'avenir des filles
  • Les MGF accroissent la pauvreté
  • Les mutilations génitales féminines entraînent souvent la déscolarisation des filles 
  • Les MGF conduisent au mariage des enfants et à la grossesse des adolescentes
  • Les MGF peuvent être traumatisantes
  • Les jeunes connaissent leurs droits et leur corps et veulent mettre fin à la tradition
  • Les MGF sont une violation des droits des filles et des femmes

POURQUOI LES MUTILATIONS GÉNITALES FÉMININES EXISTENT-ELLES ENCORE ?

  • Une "meilleure" perspective de mariage
  • nécessité de contrôler la sexualité féminine 
  • Honneur familial et attentes sociales 
  • rite de passage 
  • Une dot plus élevée pour les filles et les femmes, car elles sont considérées comme "plus chastes" lorsqu'elles sont excisées 
  • Les lois visant à protéger les filles contre les MGF ne sont pas appliquées
  • Toutes les raisons ont leurs racines dans l'inégalité entre les sexes

QUE FAIT PLAN INTERNATIONAL CONTRE LES MUTILATIONS GÉNITALES FÉMININES ? 

L'inégalité des sexes et les normes sociales, culturelles et religieuses discriminatoires sont les raisons pour lesquelles les mutilations génitales féminines existent encore. 

Le sujet nécessite une approche sensible. Les familles, les communautés, les exciseuses et les chefs religieux doivent être convaincus que les MGF ne sont pas nécessaires pour le rituel de la fille à la femme et ne sont finalement plus acceptées ou tolérées. 

Plan International travaille avec les parents, les chefs de communauté, les autorités et les enfants et les jeunes pour sensibiliser les gens, changer les comportements et mettre fin aux mutilations génitales féminines. Nous nous engageons à mettre fin aux mutilations génitales féminines afin que les filles puissent prendre leurs propres décisions concernant leur santé et leur bien-être en matière de sexualité et de reproduction. 

Plan International Suisse mène depuis 2017 une campagne contre les MGF dans la province de Tharaka-Nithi au Kenya - avec succès : le conseil des anciens du village le plus respecté de la région lutte activement contre cette pratique.  

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news-931 Wed, 22 Jan 2020 12:28:51 +0000 La crise climatique et les droits des filles https://www.plan.ch/fr/news/fr-detail/la-crise-climatique-et-les-droits-des-filles/

Incendies, sécheresses, inondations, tempêtes - nous sommes témoins d'une urgence climatique. En travaillant avec les communautés défavorisées du monde entier, Plan International reconnaît que le changement climatique est une injustice sociale et intergénérationnelle. Parce que ceux qui ont le moins contribué à cette crise climatique en sont les plus touchés.

La crise climatique aggrave les problèmes des filles

Les filles sont souvent déjà défavorisées sans qu'il y ait de catastrophes naturelles. Les conditions climatiques extrêmes exacerbent les problèmes auxquels elles font face au quotidien:

  • Éducation : Lorsqu'une catastrophe naturelle frappe, ce sont souvent les filles qui sont retirées de l'école afin qu’elles aident leurs parents à trouver de la nourriture, à gagner de l'argent ou à s'occuper de leurs frères et sœurs à la maison. Elles passent à côté de cours importants, notamment sur le changement climatique et sur la manière de faire face à ses conséquences. 
  • Mariage d'enfants : les filles courent le risque d’être mariées si la famille est en difficulté financière. Ces difficultés financières sont souvent liées au changement climatique.
  • Violence : les conditions climatiques extrêmes augmentent le risque de violence, d'exploitation sexuelle ou de traite des êtres humains pour les filles. Ce risque est particulièrement élevé lorsque les filles vont à la recherche de nourriture, d'eau ou de bois de chauffage ou qu'elles vivent dans des abris temporaires – situations qui représentent les conséquences d'une catastrophe naturelle.
  • Santé : les filles sont souvent les dernières à manger lorsque la nourriture est rare. Elles ne mangent pas assez et courent le risque de malnutrition.

Les filles font partie de la solution

Il est essentiel d'impliquer les filles dans les plans d’actions contre la crise climatique. L'éducation doit être la priorité absolue. Une étude démontre que, avec chaque année de scolarité supplémentaire qu'une fille reçoit, la résilience de son pays aux catastrophes climatiques s'améliore. Plan International appelle les gouvernements à inclure l'éducation des filles dans leurs contributions nationales au changement climatique. 

Sur le terrain, dans le cadre de nos programmes, nous travaillons avec les communautés, les familles et les autorités locales pour veiller à ce que les besoins des filles soient pris en compte en cas de catastrophe naturelle. Une partie importante de notre travail consiste également à mieux préparer les communautés et les autorités locales à d'éventuelles catastrophes naturelles.

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news-930 Wed, 08 Jan 2020 08:01:00 +0000 En visite de projets au Népal https://www.plan.ch/fr/news/fr-detail/en-visite-de-projets-au-nepal/ Markus Ineichen, responsable des finances, des ressources humaines et de l'administration, et Peter Vögtli, consultant de projets bénévole de Plan International Suisse, se sont rendus au Népal pour visiter nos projets.

Vous venez de rentrer du Népal. Quel était le but de votre visite ?

Nous nous sommes rendus au Népal pour visiter trois projets que Plan Suisse y met en œuvre dans les domaines de l'éducation et de l’autonomisation des jeunes femmes et pour discuter avec les équipes sur place des progrès réalisés.

Pouvez-vous nous en dire un peu plus sur ces projets ?

Dans le cadre des projets éducatifs, Plan veille à ce que les enfants de trois à huit ans puissent aller à l'école ou à la maternelle et recevoir une éducation de qualité, adaptée aux enfants. Nous impliquons également les parents dans nos projets afin qu'ils puissent soutenir leurs enfants à la maison dans leur apprentissage et avoir un meilleur contact avec les enseignants. Des séminaires pour enseignants sur les méthodes d'enseignement spécifiques pour enfants ainsi que des séminaires parents-enseignants et la conception de salles de classe ont permis d'améliorer considérablement l'atmosphère d'apprentissage. En conséquence, la présence des élèves en classe a fortement augmenté et la capacité des enfants à écrire et à apprendre s'est accrue en conséquence. 

Dans le cadre du projet d'autonomisation des jeunes femmes, nous soutenons les jeunes femmes dans la formation de coopératives de femmes. Les coopératives donnent aux femmes la possibilité de créer leur propre entreprise ou de poursuivre une activité économique. Pour les jeunes femmes en particulier, c’est très difficile de sortir de la spirale de la pauvreté : elles n’ont souvent pas l’opportunité d’apprendre un métier et effectuent la plupart des travaux non rémunérés. En outre, les femmes et les jeunes filles sont exposées à de nombreuses formes de discrimination en raison de normes sociales et culturelles conservatrices. Dans les coopératives, elles échangent des idées et peuvent résoudre des problèmes ensemble. Elles apprennent à faire valoir leurs droits et à parler devant la communauté. Elles reçoivent des conseils et une formation sur la manière de devenir petite entrepreneuse et peuvent emprunter les fonds nécessaires à la coopérative à des taux d'intérêt modérés. Plan soutient les jeunes femmes dans la mise en place des coopératives et surtout par des formations. Les femmes collectent elles-mêmes le capital d'épargne des coopératives. Les plus pauvres reçoivent une petite aide financière pour commencer une activité économique telle que la culture de légumes ou l'élevage de poulets. De cette manière, elles peuvent également participer à la création de la coopérative. Les coopératives sont entièrement dans les mains des femmes et sont gérées de manière indépendante par celles-ci. Cela garantit la durabilité du projet. 

Quel projet vous a le plus impressionné et pourquoi ?

Chacun des projets était impressionnant à sa manière. Dans les projets éducatifs, nous avons été impressionnés par la motivation et la joie des écoliers à apprendre. Grâce à l’éducation scolaire, ils pourront mieux démarrer leur vie professionnelle plus tard. Dans le cas des coopératives de femmes, il a été très impressionnant de voir à quel point les jeunes femmes sont déterminées à profiter de cette occasion pour améliorer leur situation de manière durable et indépendante. En plus des activités économiques, les coopératives mènent également des activités sociales, comme une campagne visant à ce que tous les parents du village envoient leurs enfants à l'école ou à ce qu'il n'y ait plus de mariages d'enfants. Grâce à l'implication collective dans les coopératives, à la formation et à l'autonomisation économique des jeunes femmes, celles-ci peuvent mener une vie plus autonome, ce qui améliore les conditions de vie des familles et, en fin de compte, de toute la communauté villageoise.

Quelle est la suite ?

Le projet éducatif de Baglung s'est achevé l'année dernière, celui de Sindhuli se poursuivra jusqu'à la fin décembre 2020. Dans les deux endroits, nous travaillons en étroite collaboration avec les autorités locales, qui sont enthousiastes quant au succès du projet et sont heureuses d'étendre notre concept à d'autres écoles. Dans le cadre du projet d'autonomisation des jeunes femmes, vingt coopératives de femmes seront créées dans une première phase jusqu'en août 2020. Ensuite, nous prévoyons une deuxième phase pour stabiliser les coopératives et assurer leur viabilité. Pour que les coopératives soient économiquement stables, les membres des coopératives de femmes doivent épargner ensemble un certain montant de capital. Ce capital provient des activités économiques qu'elles ont développées au cours de la première phase du projet. Nous espérons que d'ici deux ans, toutes les coopératives seront stables. 

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news-928 Tue, 10 Dec 2019 07:59:42 +0000 "Boko Haram m'a gardée prisonnière pendant trois ans." https://www.plan.ch/fr/news/fr-detail/boko-haram-ma-gardee-prisonniere-pendant-trois-ans/

Aisha* n'avait que 12 ans lorsqu'elle a été enlevée en juin 2014 par Boko Haram de sa ville natale dans l'état de Borno au Nigeria. Elle a été forcée d'épouser l'un de ses ravisseurs. Il l'a violée à de nombreuses reprises. A l’âge de 14 ans, elle a donné naissance à son premier enfant. Après plus de trois ans de captivité, elle a réussi à s'échapper - enceinte de trois mois de son deuxième enfant.

Aisha a maintenant 17 ans et reconstruit lentement sa vie. Plan International l'aide et lui fournit des conseils et le soutien psychosocial tant nécessité. Elle visite un établissement spécial où les enfants et les jeunes peuvent apprendre, jouer et être eux-mêmes. Elle a trouvé de nouveaux amis qui ont vécu des expériences similaires aux siennes.

Voici l'histoire d'aisha:

"Ils sont venus un mercredi. Ils ont commencé à tirer. Ils ont tué tant de gens. Quand ils sont venus chez nous, ils voulaient m'emmener, mais ma mère a dit non. Ils ont menacé ma mère de la tuer si elle n'était pas d'accord avec leur revendication. Ma mère a essayé de me protéger, mais ils m'ont emmenée et enfermée dans un endroit dans la brousse qu'ils utilisaient comme prison. On était une centaine là-dedans.

Ils m'ont forcée à me marier. Ils m'ont sortie de prison et m’ont emmenée dans une ville. Là-bas, j'ai dû cuisiner et apprendre le Coran. Si je refusais de faire ce qu'ils disaient, ils donnaient 20 coups de bâton. Mon mari était un Arabe Shuwa. Il avait le nez long et les cheveux bouclés - comme mes enfants. Ma fille a maintenant trois ans et mon fils presque un an. J'ai donné naissance à ma fille dans les montagnes. Quand les contractions sont arrivées, la deuxième femme de mon mari m'a aidée à couper le cordon ombilical. Mon mari ne s'intéressait en rien à ma fille ou à notre bien-être. Il ne pensait qu'à son travail et sortait pour tuer des gens.

Un jour, vers 4 heures du matin, à l'heure de la prière, je me suis enfuie. J'étais enceinte de trois mois et j'ai porté ma fille sur le dos. Je savais que s'ils nous attrapaient, ils allaient nous tuer. Mais j'étais tellement déterminée à m'enfuir que j'ai pris le risque. J'ai eu de la chance, car peu après mon évasion, j'ai vu des soldats en patrouille. Je leur ai demandé de m'aider. Ils m'ont prise avec eux et m'ont amenée chez mon père. Je ne pensais pas le revoir, et j'étais si heureuse quand je l’ai aperçu. Un peu plus tard, j'ai rencontré ma mère. Il est difficile d'exprimer à quel point j'étais soulagée.

Depuis mon retour, j'ai rattrapé mon retard scolaire grâce au programme d'apprentissage accéléré. Je visite aussi le centre pour enfants et adolescents où j'ai appris à tricoter. Bientôt, j'apprendrai à coudre. J'espère pouvoir ouvrir mon propre magasin un jour. Tout va bien ici, mais beaucoup de mes amis sont toujours portés disparus. J'aimerais que le gouvernement chasse Boko Haram pour que la vie revienne à la normale. Je serais heureuse qu'ils aident les gens pour qu'ils puissent gagner à nouveau leur vie au lieu de devoir compter sur la charité. Je veux que mes enfants aillent à l'école quand ils auront l’âge. C'est ce qui est le plus important pour moi en ce moment."

*Nom modifié

Contexte :

La crise du lac Tchad est l'une des crises humanitaires les plus graves au monde. Les Nations Unies estiment que plus de 27 000 personnes ont été tuées et plus de deux millions ont été déplacées depuis le début de la crise en 2009. Des chiffres récents du CICR montrent qu'au moins 22 000 personnes ont été portées disparues rien qu'au Nigéria, dont 60 % d'enfants. C'est le plus grand nombre de personnes disparues enregistrées auprès de l'organisation dans le monde.

Les filles et les jeunes femmes sont particulièrement touchées par la crise et sont exposées à des risques accrus de toutes formes de violence et de violations des droits humains. Plan International est l'une des principales organisations de protection de l'enfance dans le nord-est du Nigéria, aidant les filles à retrouver leur famille et de la normalité dans leur vie.

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news-926 Tue, 19 Nov 2019 16:11:00 +0000 30ème anniversaire des droits des enfants https://www.plan.ch/fr/news/fr-detail/30eme-anniversaire-des-droits-des-enfants/ Les droits des enfants sont inscrits dans la Convention des Nations Unies depuis 30 ans. Depuis lors, des progrès ont été accomplis, mais pas assez : pour des millions d'enfants, la Convention reste une promesse vide de sens. Plan International et cinq autres organisations caritatives d’aide à l’enfance appellent les gouvernements à agir.

Discrimination multiple

Dans le monde entier, les enfants sont deux fois plus susceptibles de vivre dans l'extrême pauvreté que les adultes. La difficulté associée à la situation de pauvreté est exacerbée par les discriminations liées à l'âge, le sexe, le handicap, l'orientation sexuelle, l'origine ethnique et la religion. De plus, ces enfants restent souvent invisibles : ils sont absents des collectes de données gouvernementales et leur voix n'est pas entendue dans les processus décisionnels qui affectent leur vie. 

Des mesures concrètes pour les plus faibles

Des mesures plus énergiques sont nécessaires pour promouvoir durablement les droits des enfants les plus défavorisés. Dans le guide Delivering Progress for the Most Excluded Children, l'initiative Child Rights Now! souligne les étapes importantes vers la réalisation des droits de l'enfant. Par exemple, les gouvernements devraient inclure tous les enfants dans la collecte de données - y compris les apatrides, les réfugiés, les migrants, les enfants sans protection parentale et les enfants handicapés. Il faut veiller à ce que les services de base soient offerts aussi aux plus démunis. En outre, ce sont précisément les enfants les plus marginalisés qui devraient pouvoir exprimer librement leurs opinions et contribuer aux processus décisionnels.

Faits et chiffres

  • Dans le monde entier, les enfants sont deux fois plus susceptibles de vivre dans l'extrême pauvreté que les adultes.
  • Chaque année, 12 millions de filles sont mariées pendant leur enfance. Cela les prive du droit à l'éducation et de la possibilité de développer leurs capacités.
  • On estime que 3,7 millions d'enfants réfugiés ne sont pas scolarisés.
  • Près de 150 millions d'enfants de moins de 5 ans n'ont pas de certificat de naissance car leur naissance n'a jamais été enregistrée. 

les 4 principes fondamentaux de la convention relative aux droits de l'enfant 

  1. La non-discrimination
  2. L'intérêt supérieur de l'enfant 
  3. Le droit de vivre, survivre et se développer
  4. Le respect des opinions de l'enfant

Child Rights Now! est une initiative de Joining Forces, une coalition des six plus grandes ONG internationales travaillant avec et pour les enfants de moins de 18 ans pour garantir leurs droits et mettre fin aux violences à leur encontre. 

Joining Forces est une alliance entre ChildFund AlliancePlan InternationalSave the Children InternationalSOS Children's Villages InternationalTerre des Hommes International Federation etWorld Vision International.

Depuis plus de 80 ans, Plan International s'engage en faveur des droits de l'enfant. Parce que ce sont souvent les filles qui souffrent le plus de la pauvreté, de la violence et de la discrimination, Plan International accorde une attention particulière à la promotion et à la protection des filles. 

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news-924 Wed, 09 Oct 2019 09:25:13 +0000 En nombre, les femmes ne dépassent les hommes qu’en terme de nudité https://www.plan.ch/fr/news/fr-detail/en-nombre-les-femmes-ne-depassent-les-hommes-quen-terme-de-nudite/

Les hommes occupent des postes de direction et les femmes sont des objets sexuels. Ce message est véhiculé dans le monde entier au cinéma dans les plus gros blockbusters. A l'occasion de la Journée mondiale des filles, le 11 octobre, Plan International a publié un rapport sur le rôle des femmes dans le cinéma. Le rapport "#RewriteHerStory" montre comment les films et les stéréotypes dans les médias influencent la vie et les ambitions des filles et des jeunes femmes.

Résultats effrayants

Par l'intermédiaire de l'Institut Geena Davis, Plan International a examiné les 56 films les plus performants dans 20 pays à la recherche de stéréotypes sexistes. Les résultats sont effrayants : aucun de ces films n’a été réalisé par une femme et seulement 1 film sur 10 n’a été écrit ou co-écrit par une femme. En conséquence, les filles et les femmes sont complètement sous-représentées : Les hommes parlent deux fois plus que les femmes dans les films et incarnent également deux fois plus de rôles. Cependant, les femmes sont vues quatre fois plus souvent nues et deux fois plus souvent à moitié nues que les hommes.

briser les stéréotypes

"J'ai rarement vu un film dans lequel les femmes ne sont pas stéréotypées. Notre étude le confirme. La raison en est que les femmes sont beaucoup trop rarement impliquées dans le scénario, la production et la réalisation. Les images et les modèles véhiculés par le cinéma ont une influence énorme sur le publicet sont fortement ancrés chez les filles et les garçons. Les filles ont besoin de modèles féminins forts à l'écran ", déclare Suba Umathevan, Directrice Générale de Plan Suisse.

Au total, les dix films les mieux classés dans 20 pays ont été examinés. A l'aide d'un logiciel de l'Institut Geena Davis, il a été possible de déterminer avec précision la proportion d'acteurs féminins et masculins dans un film et leur taux de parole. Les autres données ont été recueillies manuellement. Les productions étudiées provenaient des États-Unis, de l'Inde et du monde hispanophone.

 

Les résultats les plus importants du rapport #RewriteHerStory 

    • Les actrices principales féminines sont quatre fois plus susceptibles d'être peu habillées que les hommes.
    • Les femmes sont deux fois plus souvent vues à moitié nues.
    • Les femmes sont montrées quatre fois plus souvent complètement nues.
    • Les femmes sont plus souvent mises en scène comme des objets sexuels : Dans 15% des films, il y a des scènes dans lesquelles la caméra se déplace lentement sur leur corps (contre 4% pour les hommes). 
    • Seulement un tiers environ de tous les personnages sont des femmes (36%).
    • La proportion d'hommes parlant dans les films est de 67% contre 33% pour les femmes. Les hommes parlent deux fois plus que les femmes. 
    • Les hommes sont plus souvent présentés comme des leaders dans les films (42 % d'hommes contre 27 % de femmes).
    • Aucun des 56 films les plus vendus dans le monde en 2018 n'a été réalisé par une femme. 
    • Seulement un quart des films ont été produits par une femme.
    • Seulement un film sur dix a été écrit par une femme.
    Télécharger le Rapport complet #RewriteHerstory (en Anglais)
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    news-921 Fri, 05 Jul 2019 12:32:50 +0000 benevol Suisse adopte des directives de participation https://www.plan.ch/fr/news/fr-detail/benevol-suisse-adopte-des-directives-de-participation/

    A partir de juillet 2019, benevol Suisse assumera la responsabilité des directives de participation développées par Plan International Suisse. L'organisation faîtière des 16 bureaux spécialisés dans le bénévolat vise à préserver les connaissances acquises dans le cadre de ce projet et à utiliser le guide pour renforcer la participation des enfants et des jeunes dans les associations.

    L'organisation faîtière de bénévolat

    benevol Suisse assume désormais la responsabilité du guide de participation www.wirredenmit-vereine.ch. L'organisation de défense des droits de l'enfant Plan International Suisse l'a publié en octobre 2018 dans le cadre du projet WIR REDEN MIT ! Ce transfert permet de s'assurer qu'il pourra continuer à exister même après la fin du projet. Le guide encourage la participation des enfants et des jeunes aux associations suisses, contient des informations, des conseils et des exemples et s'adresse aux membres d'associations de tous âges.

    Les clubs s'appuient sur le bénévolat

    Il y a plus de 100'000 clubs en Suisse. Un quart de la population fait partie d'un club sportif, et le pourcentage de jeunes de 6 à 14 ans peut atteindre 60 pour cent. Les clubs sont des acteurs importants de la vie sociale et n'existent que grâce au bénévolat. Cela fait de benevol Suisse l'organisation idéale pour apporter un soutien à long terme aux directives de participation.

    La participation est nécessaire pour promouvoir le volontariat chez les jeunes. Actuellement, beaucoup d'enfants et de jeunes ont peu d'influence dans leurs associations. Grâce à la participation, la vie associative s'adapte davantage aux besoins des enfants et des jeunes, ce qui les implique plus fortement. La participation des enfants et des jeunes est non seulement bénéfique pour eux, mais elle a aussi un effet positif sur l'ensemble de l'association. Le droit des enfants et des jeunes d'avoir leur mot à dire fait partie de la Convention relative aux droits de l'enfant (articles 12 et 13). La participation favorise également le développement personnel des enfants et des adolescents.

    Les choses planifiées ne devraient plus être réduites au silence

    Le guide se trouve à l'adresse www.wirredenmit-vereine.ch. Les lecteurs apprennent comment obtenir l'opinion des jeunes ou comment éviter que les activités planifiées de l'association ne s'enlisent. Le site a une section jeunesse. Là ils reçoivent des Tipps, afin de pouvoir co-déterminer dans leur association plus.

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    news-919 Tue, 18 Jun 2019 09:28:55 +0000 Si l'arrivée dure toute une vie https://www.plan.ch/fr/news/fr-detail/si-larrivee-dure-toute-une-vie/ Il y a actuellement environ 70 millions de personnes en fuite. Suba Umathevan, PDG de Plan Suisse, sait ce que l'on ressent. À l'âge de deux ans, elle a été forcée de quitter son Sri Lanka natal. Aujourd'hui, à l'occasion de la Journée internationale des réfugiés, elle nous explique pourquoi la fuite la rattrape encore aujourd'hui.

    La guerre civile éclate au Sri Lanka en 1983. La vie de nombreux Tamouls est divisée entre avant et après. Personne ne soupçonne pour l'instant que le pays sera en état de choc pendant plus de 25 ans. Les gens fuient. Parmi eux se trouve Suba Umathevan, alors âgé de deux ans. "Je me souviens à peine de notre évasion. Je ne peux qu'imaginer ce que c'était pour ma mère de traverser quatre pays avec moi par la main ", dit-elle. En mai 1985, elle a également com-mencé son voyage : Le père embrassa à nouveau sa femme et sa fille. Il vivait déjà en Suisse depuis deux ans.

    S'évader dans l'inconnu

    "Mes parents n'ont jamais voulu quitter le Sri Lanka, mais notre vie est devenue survie. L'éva-sion était notre seul espoir ", dit la jeune femme de 36 ans. Bien qu'elle habite aujourd'hui en Suisse, elle connaît le sentiment de l'étranger : "Nouvelle langue, froid insupportable, nouvelles personnes - ces circonstances étaient un défi pour toute la famille. Mais tout était mieux que de souffrir d'une peur constante ou même de mourir ", dit Umathevan. Pour son père, les deux premières années furent insupportables. Il a quitté sa famille élargie pour faire sortir sa femme et ses enfants de la guerre. 

    Le pouvoir tiré de l'impuissance

    "J'étais en sécurité en Suisse. Néanmoins, la guerre a façonné ma vie ", dit Umathevan. Mes parents étaient constamment inquiets, la mort était dans ma tête tous les jours - parfois c'étaient des parents, parfois des connaissances. "Le plus difficile pour moi était de voir l'impuissance de mes parents. Ils étaient impuissants et ont essayé de mettre leurs proches en sécurité avec une aide financière. Cette impuissance a influencé Umathevan. Aider a fait d'elle le centre de sa vie. Elle a travaillé pour diverses organisations humanitaires, dont l'ONU. Aujourd'hui, elle est di-rectrice générale de l'organisation internationale Plan International Suisse pour les enfants et les jeunes filles. 

    "Je me demande souvent ce que je serais devenu si j'étais resté au Sri Lanka. Je me considère très heureux en Suisse. Beaucoup de gens n'ont pas autant de chance." Ce sont surtout les filles et les jeunes femmes qui sont en danger dans les crises. Beaucoup sont menacés par la violence sexuelle, le mariage forcé et le manque d'éducation. Umathevan voulait les protéger de cela, leur donner sécurité et espoir. 

    Après 30 ans : Les retours d'évasion

    La vie après cela a apporté ses propres problèmes : "Pendant longtemps, je me suis sentie étrange ici, je n'ai pas compris pourquoi j'étais différente. J'ai souvent dû écouter des commen-taires racistes ", dit-elle, ajoutant : " Tout cela m'a rendue plus forte. Elle veut mieux informer les gens. Parce que : "Le racisme est causé par l'ignorance." 

    Umathevan a deux diplômes universitaires, est CEO et est devenu un modérateur et ambassa-drice bien connue. Souvent, l'évasion revient à sa vie. Son grand-père est mort il y a quelques semaines, qu'elle n'a jamais rencontré personnellement. "Dans de tels moments, tu es de retour dans le monde des réfugiés." Dans la vie de tous les jours, beaucoup de choses sont supprimées et disparaissent. Mais pas cette fois-ci : "Ma mère s'est effondrée quand elle a appris la mort de son père. Elle ne peut pas regagner les 30 années perdues pendant lesquelles ils ont été séparés ", dit Umathevan.

    Traiter avec dignité 

    Quand Umathevan voit des réfugiés dans la rue, surtout des mères avec de jeunes enfants, elle devient triste : "J'aimerais leur dire qu'ils sont en sécurité et qu'ils vont s'en sortir. En tant que réfugiée, elle aurait souhaité un tel encouragement. "Souvent, je me sentais seul. Que ce soit à l'école ou dans les médias, il n'y avait personne à qui je pouvais m'identifier. Personne qui ne comprenne mes problèmes." Nous devons considérer les réfugiés comme des personnes et les traiter avec dignité.

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    news-917 Tue, 18 Jun 2019 08:37:49 +0000 Une deuxième chance pour les réfugiés Syriens https://www.plan.ch/fr/news/fr-detail/une-deuxieme-chance-pour-les-refugies-syriens/ 320 réfugiés Syriens et 80 jeunes gens de l’Egypte ont créé leur propre entreprise.

    Ce qui parait impossible a été réalisé par un bon nombre de réfugiés Syriens en Egypte : créer sa propre entreprise. La fuite de la patrie laisse des traces profondes et aussi à la vie d’après. La plupart des réfugiés n’ont pas la force de survivre – ils n’ont aucune base d’existence. 

    De la fuite au démarrage 

    Pour ne pas laisser ces personnes dans la misère Plan International a ouvert un projet dans la ville égyptienne de Damietta. Des femmes et hommes, à partir de 18 ans, ont la possibilité de créer leur propre entreprise et ainsi amener la stabilité dans leur vie. Ceci est possible avec des formations diverses leur permettant d’étendre leur capacité technique, d’apprendre les aspects financiers et comment faire un plan d’affaires. Des subventions financières permettent de faire fonctionner leur entreprise dans la phase initiale.

    sécurité et stabilité

    A ce jour 320 réfugiés Syriens et 80 jeunes gens de l’Egypte ont bénéficié du projet. La moitié sont des femmes comme la Syrienne Ahlam Qarina. Elle a fui en Egypte avec ses enfants et son mari malade. A part quelques possessions personnels elle n’avait rien. Grace au projet elle a pu acheter une machine à coudre et établir un atelier de couture pour femmes. « Ma formation avec Plan m’a complétement changé. J’ai acquis des capacités entrepreneuriales et ceci a pu me permettre d’avoir une maison pour ma famille » raconte la femme de 30 ans. Dans la deuxième phase le projet visera d’améliorer la situation économique de 2'000 réfugiés Syriens, Egyptiens et Egyptiennes. En outre le projet fera une contribution importante afin de renforcer la cohésion entre les Egyptiens et les réfugiés Syriens.

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    news-913 Tue, 28 May 2019 07:53:00 +0000 La menstruation comme test de déchirure https://www.plan.ch/fr/news/fr-detail/la-menstruation-comme-test-de-dechirure/ La première menstruation est un moment spécial et très intime pour chaque fille. Mais trop souvent, cela devient une épreuve de larmes. Ils se battent avec moquerie, doivent se justifier ou se refermer complètement.

    Pauline* vit en Ouganda. Il y a trois ans, elle a eu ses premières règles à l'école. "Je n'avais aucune idée de ce qui m'arrivait ", dit l'adolescente de 18 ans.

    Pauline n'avait jamais entendu parler des menstruations et était horrifiée quand elle a vu sa jupe trempée de sang devant tous ses camarades de classe. "Les garçons se sont moqués de moi et j'avais honte." Les garçons de sa classe se sont tournés vers le professeur : "On dirait qu'elle a été violée ici", ont-ils dit en se moquant d'elle. Après cela, Pauline n'est pas allée à l'école pendant deux mois parce qu'elle avait peur des réactions de ses camarades de classe. Sa mère a finalement dû l'envoyer dans une autre école.

    La réaction de Pauline peut sembler extrême à première vue. Mais elle n'est pas seule. Selon les pays, les filles sont aux prises avec des problèmes menstruels graves ou moins graves. 

    Se moquaient et excluaient

    Les filles et les femmes du monde entier sont souvent à la merci de tabous sociaux. Pendant les règles, elles sont souvent exclues de certaines activités telles que la cuisine ou la prière ou même empêchées d'aller à l'école.

    Partout dans le monde, les filles n'ont souvent pas accès à des produits d'hygiène menstruelle abordables. Cela les oblige à utiliser des matériaux improvisés tels que des chiffons ou des feuilles. Ces alternatives ne sont pas seulement désagréables : elles fuient souvent et peuvent causer des infections. Souvent, l'eau propre à l'intérieur ou à proximité d'une toilette manque également. 

    La période mène à l'abandon scolaire

    Le tabou du nombre limité de menstruations n'est pas seulement un problème dans les pays en développement. Par exemple, 40 pour cent de toutes les filles britanniques doivent utiliser du papier hygiénique parce qu'elles n'ont pas les moyens d'acheter des articles d'hygiène appropriés.

    Pour beaucoup de filles, cette situation est presque insupportable. Ils ont honte et se cachent, ne vont pas à l'école - dans certains pays, ils abandonnent complètement l'école après un certain temps. C'est souvent le début du cercle vicieux : si les jeunes filles abandonnent l'école, le risque de mariage d'enfants, de violence dans ce mariage et de mariage forcé augmente.

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    news-912 Fri, 24 May 2019 07:12:55 +0000 Jogging pour plus de filles en informatique https://www.plan.ch/fr/news/fr-detail/jogging-pour-plus-de-filles-en-informatique/ Notre partenaire Adecco Group Foundation n'est pas seulement techniquement fort : au Marathon de Zurich, 40 coureurs ont pleinement utilisé leurs muscles pour soutenir le projet informatique en faveur des jeunes défavorisés au Vietnam.

    «Je pense que je vais devenir un web designer professionnel. J'aurai un bon revenu stable et je me débrouillerai tout seul.» Il est fort possible que ça marche pour Hao*. En même temps, ce serait un cas particulier. Cette femme de 22 ans vit dans la pauvreté à la périphérie de Hanoi. Elle est aux prises avec des problèmes de santé depuis sa naissance, ce qui rend sa situation encore plus difficile. Son père est mort quand elle était encore bébé. Sa mère l'a laissée seule avec ses deux frères. 

    Projet «Fit for the Future»

    Notre projet informatique «Fit for the Future» vise à ouvrir de nouvelles perspectives pour les jeunes défavorisés comme Hao. Le secteur technologique vietnamien connaît une croissance rapide. En même temps, il y a une pénurie de spécialistes en TI. Le projet donne aux filles comme Hao une chance réaliste d'avoir une carrière en informatique qui les aide à briser le cycle de la pauvreté. 

    40 coureurs pour les filles 

    Avec la Fondation Adecco Group, nous avons trouvé un partenaire de projet solide pour renforcer à l'avenir 800 jeunes défavorisés de Hanoi et des zones rurales. Avec le programme «Win4Youth», la Fondation Adecco Group entend faire une différence durable dans la vie des personnes qui ont des difficultés à trouver du travail en raison de leur âge, de leur origine ou de leur handicap. 

    Lors du Marathon de Zurich de cette année (28 avril 2019), plus de 40 coureurs ont pris le départ pour «Win4Youth». Ils ont défié les températures froides et ont parcouru ensemble environ 400 kilomètres. Les bénéfices iront au projet «Fit for the Future» au Vietnam. 

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    news-905 Fri, 08 Mar 2019 06:00:00 +0000 Un partenariat avec Roger Vivier pour des filles plus fortes https://www.plan.ch/fr/news/fr-detail/un-partenariat-avec-roger-vivier-pour-des-filles-plus-fortes/ Plan International Suisse et Roger Vivier ont un objectif commun : permettre aux filles issues des familles défavorisées du Cameroun et du Bénin d'aller à l'école pour avoir une vie meilleure. À l'occasion de la Journée internationale de la femme, nous célébrons non seulement les femmes, mais aussi les filles, car elles représentent l'avenir.

    Aujourd'hui, nous souhaitons les célébrer et attirer l'attention sur l'égalité des sexes et la discrimination contre les filles et les femmes. Plan International et Roger Vivier profitent de cette occasion pour présenter une campagne commune qui vise à renforcer le droit des filles à l'éducation et à les aider à avoir un avenir meilleur.

    Avec l'éducation pour un avenir meilleur

    Cette collaboration a débuté en 2018 lorsque Roger Vivier et Plan International ont lancé une campagne qui a permis à 79 enfants camerounais d'aller à l’école. Cette année, le partenariat se poursuit avec pour objectif de scolariser 150 enfants au Cameroun et 600 enfants au Bénin, en particulier des filles issues de familles défavorisées. Le programme crée des « écoles passerelles » où les enfants reçoivent des cours de remise à niveau en lecture, écriture, français et mathématiques, en vue de préparer leur réinsertion dans le cursus scolaire classique. Il met également en œuvre des campagnes locales visant à sensibiliser sur les droits des filles et l’utilité de leur allouer des bourses, et à encourager les activités génératrices de revenus pour leurs parents.

    Notre partenaire Roger Vivier vous attend

    Le 8 mars 2019, rendez-vous à la boutique Roger Vivier à Genève pour célébrer la Journée Internationale des Femmes et en apprendre davantage sur ce partenariat, qui vise à enrichir la vie des jeunes filles et à leur donner l’éducation dont elles ont besoin pour devenir les femmes de demain. Un cadeau spécial attend toutes les femmes visitant la boutique.

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    news-897 Tue, 12 Feb 2019 09:58:00 +0000 Changer le système – les implications https://www.plan.ch/fr/news/fr-detail/changer-le-systeme-les-implications/ Changer le système – pourquoi donc ? Et comment ? Ce sont certaines des questions auxquelles Suba Umathevan, directrice de Plan International Suisse, a répondu lors de la discussion panel « Systemic Change » du réseau « Giving Women » à Genève. Un exemple de changement de système est le cas de la mutilation génitale féminine, une pratique profondément ancrée dans les moeurs et dangereuse.

    « Nous devons combattre les causes et impliquer les groupes d’intérêt à tous les niveaux, parents, enseignants, anciens du village, autorités locales et gouvernements » explique Umathevan en faisant référence à notre manière de travailler. Nous ne traitons pas les symptômes. Nous nous concentrons sur la tâche bien plus importante de la transformation sociale, du changement systémique et structurel. Des histoires de succès, telle que celle d’Angela, montrent le résultat. 

    Ce qu’apporte le changement de système

    Angela se bat contre la mutilation génitale féminine. « J’ai réalisé que cette mutilation détruira ma vie. Maintenant je me bats pour que mes amies et moi ne subissions pas ces souffrances » dit cette ambassadrice de Plan, âgée de 14 ans. Elle connait les conséquences fatales de cette mutilation. Elle sait aussi que personne ne peut décider de ce qui se passe avec son corps et qu’au Kenya il y a une loi qui interdit la mutilation génitale féminine.

    Agir à tous les niveaux

    Le cas d’Angela illustre d’une manière exemplaire notre façon de travailler. Nous suivons une approche multi-dimensionnelle afin d’obtenir des changements profonds et durables. Mais seul le changement d’attitude face au problème peut faire bouger les choses. Cela ne fonctionne que si tous les concernés sont impliqués dans le travail de projet – comme cela se fait avec le cas d’Angela. Parents, grand parents, membres de la communauté, anciens du village ou bien personnel de l’école : l’école d’Angela a participé à une campagne anti-mutilation de Plan. Durant cet évènement, nous avons expliqué aux élèves (garçons et filles) les conséquences néfastes de la mutilation génitale féminine sur la santé physique et psychique des jeunes filles.

    Changer les normes pas à pas

    L’éducation ne représente qu’un des axes qui mènent au changement de système. Non seulement nous informons mais nous proposons des solutions, offrons des formations théoriques et pratiques. Angela en bénéficie car dans sa commune des exciseuses ont fait une formation: elles ont maintenant un revenu alternatif et n’ont plus faire des excisions pour gagner leur vie. Notre but est de changer les normes, les manières et les attitudes. 

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    news-899 Sat, 26 Jan 2019 15:59:00 +0000 Pour l’égalité du genre au WEF https://www.plan.ch/fr/news/fr-detail/pour-legalite-du-genre-au-wef/ Suba Umathevan, la directrice de Plan International Suisse, a mis l’emphase sur l’égalité des genres dans l’économie. Elle a discuté, avec d’autres femmes influentes comme la cheffe d’IKEA Simona Scarpaleggia, des obstacles et les défis dans la carrière professionnelle d’une femme et des solutions possibles.

    « Il ne s’agit pas d’un schéma “hommes contre femmes” ou “garçons contre filles”. Tout le monde est gagnant si nous créons l’égalité. L’égalité du genre n’est pas un thème de femmes, c’est un principe social et économique ». C’est aves ces mots que le New York Times a, durant le WEF 2019, décrit la journée internationale des filles initiée par Plan International et notre programme de mentorat.

    Comment est-ce possible qu’un principe social et économique si important manque entièrement au forum économique mondial ? La directrice de Plan International Suisse Suba Umathevan et d’autres expertes ont voulu changer cela cette année.

    Les femmes ont besoin de plus de confiance en elles

    Comme conférencière invitée au The Female Quotient, Suba Umathevan a insisté sur l’égalité des genres dans l’économie. Elle a discuté, avec d’autres femmes influentes comme la cheffe d’IKEA Simona Scarpaleggia, des obstacles et les défis dans la carrière professionnelle d’une femme et des solutions possibles.

    Pour Umathevan, des entrepreneuses comme Scarpaleggia sont des exemples. Elles donnent le courage aux jeunes femmes d’avoir la carrière qu’elles désirent. Ceci est aussi le but d’Umathevan : « Je veux promouvoir les jeunes femmes au début de leur carrière. Il y en a beaucoup qui ne postulent que si elles remplissent les exigences à 100%. Chez les jeunes hommes il en faut moins. Nous devons avoir plus confiance en nous » dit Umathevan.

    Des préjugés déjà dans la tête des enfants

    La socio-psycholoque américaine Amy Cuddy travaille sur les modes de pensée et les stéréotypes. Ces attitudes apparaissent tôt – déjà dans les têtes des enfants. Depuis l’enfance, les images de rôle et stéréotypes nous disent ce que les femmes et hommes peuvent faire ou bien pas. « Déjà à l’âge de 6 ans des filles et des garçons apprennent à reconnaître les différences spécifiques au genre dans la tenue du corps. Cuddy demande : « Autorisez les filles à sortir d’elles-mêmes et à être fortes ».

    Avec le programme Early Childhood Development, Plan International Suisse commence justement là – avec les enfants. En plus du volet Education, il s’agit de ne pas laisser surgir des attitudes déjà fixées. “Avoir une attitude de force est un comportement naturel des enfants » raconte Umathevan. Mais les filles, lorsqu’elles atteignent la puberté, perdent cette attitude. « Avec Plan International Suisse je veux que les filles soient capables de rester authentiques et de revenir à leur comportement naturel » dit-elle.

    Notre mentee au WEF

    Au WEF non seulement des femmes d’affaires réussies avec une longue expérience professionnelle ont parlé de l’avenir des filles et jeunes femmes. Notre ancienne mentee Selina Stüssi a représenté toutes les jeunes femmes en début de carrière. Elle a participé en 2017 à notre programme mentorat.

    Agée de 23 ans elle a expliqué comme sa génération Z changera le poste de travail de demain et le terme « leadership ». En plus elle s’engagera activement pour que le thème de l’égalité du genre soit mis sur l’agenda des étudiants en Suisse. Elle organisera à l’Université de Zurich, ou elle étudie, des Equality Lounges. Lors de ces évènements des dirigeants de l’économie rencontreront les étudiants et discuterons avec eux leurs demandes autour du thème carrière.

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    news-876 Mon, 02 Jul 2018 14:38:00 +0000 Les enfants protègent leur village contre les intempéries https://www.plan.ch/fr/news/fr-detail/les-enfants-protegent-leur-village-contre-les-intemperies/ L’imprévisibilité des violences naturelles n’a d’égale que l’importance des dommages qu’elles causent. Plan International Suisse, en coopération avec l’Alliance Zurich Flood Resilience, s’est donné pour tâche d’aider les personnes qui vivent dans les régions concernées. Mais leur travail ne se limite pas à cela: les enfants ont la possibilité d’apporter leurs conseils et de participer aux décisions pour ce projet au Népal.

    Lorsque les flots inondent leur village et emportent tout ce qu’elles possèdent, de nombreuses personnes n’ont plus aucune possibilité d’échapper à la pauvreté et à la détresse. Dans le monde, les inondations comptent parmi les dangers naturels qui touchent le plus l’être humain. Leurs dommages sont énormes, tant au plan économique que social. Afin d’éviter de telles situations extrêmes, Plan International Suisse travaille conjointement avec la Z Zurich Foundation et la Zurich Assurance afin de renforcer la résilience (maîtrise des risques des inondations) dans les localités concernées. En intégrant d’autres organisations, nous avons développé un programme de mesures qui vise à protéger les communautés les plus pauvres contre les inondations – cela même avant qu’elles ne se produisent.

    Notre travail atteste que des mesures ciblées permettent de maîtriser les inondations – que ce soit en Amérique centrale, en Afghanistan, au Timor Oriental ou au Népal. Par exemple sous forme de mesures des dommages, de planification des risques de catastrophes, par la mise sur pied d’un système de mise en garde précoce, la sensibilisation de la population et par des formations. De telles mesures permettent à la population de savoir comment éviter les catastrophes et d’avoir conscience qu’il existe bien plus de possibilités de protection que la simple retenue des flots. Grâce ces connaissances et facultés nouvellement acquises, les personnes des régions concernées se sentent plus sûres et craignent moins les inondations.

    Au Népal, notre projet se distingue en premier lieu par une particularité: nous y avons intégré les enfants, et cela avec succès. Grâce à leur collaboration, nous disposons d’une approche inédite de notre travail. Un enfant a par exemple proposé de construire un pont pour enjamber une rivière. Le chemin de l’école est ainsi raccourci et devient moins dangereux. D’autres succès sont dus à l’utilisation de plantes dans le domaine de la construction. Après une inondation, la réalisation en 2017 de talus le long du fleuve Chisang Chola a évité d’importantes pertes de terres, de bétail et d’autres biens.

    « Ces derniers jours, nous nous sommes fait beaucoup de souci quant à notre survie, si nos terres cultivables et nos récoltes étaient endommagées par une inondation. Mais maintenant, si une catastrophe se produit, nous sommes en mesure de vivre pendant un mois de la cueillette des champignons.» Une habitante, qui vit à 250 mètres du fleuve Chisang Chola.

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    news-890 Fri, 01 Jun 2018 13:39:00 +0000 Lorsqu’un sac à dos symbolise le monde https://www.plan.ch/fr/news/fr-detail/lorsquun-sac-a-dos-symbolise-le-monde/ Une heure passée dans un village étranger, une rencontre touchante et un souvenir impérissable. Martina Bürge relate sa visite à sa filleule au Népal.Il y a dix ans, mon père m’a offert un cadeau particulier: un aperçu de la vie d’un enfant, sous forme de parrainage. J’ai maintenant rendu une première visite à ma filleule.

     À des lieues de tout ce que je connaissais

    Le jour de notre rencontre avec Nabina, nous nous étions levés tôt, roulant pendant des heures sur des routes de terre rouge qui traversant les montagnes de Makwanpur. «Est-il possible que des humains vivent là?», me suis-je demandée. Une douzaine de personnes nous attendaient, devant une maison en tôle, avec Nabina au centre. Elle nous a observés, intimidée, avant de nous accueillir tous par une étreinte et une couronne de fleurs. Lorsqu’on ne connaît pas une langue, on a vite fait de se comprendre par des sourires et des gestes:«Namaste» se traduit par un geste d’accueil avec les mains ouvertes.

    Chocolat et pop-corn

    À l’intérieur de la maison, dans une pièce minuscule au sol de terre battue, nous avons pu voir rapidement la moitié du village arriver à l’entrée. Pendant que l’on nous offrait du thé, des pop-corn et des pommes de terre cuites, j’ai pu m’entretenir avec Nabina et sa mère avec l’aide d’une
    interprète. Tous ont été ravis du chocolat que nous avions apporté. Ce que Nabina apprécie le plus? «L’école. Et jouer avec des amies.» Nous avons appris que pendant le tremblement de terre, il y a deux ans, l’ancienne maison de la famille de Nabina avait été endommagée, et que Plan International Suisse avait mis à sa disposition la maison actuelle. Plan soutient le village et la région grâce à mon parrainage. Le père de Nabina travaille à Singapour. Il ne vient en visite que tous les deux ou trois ans.

    Le temps fort du sac à dos

    Entre autres thèmes plus sérieux, la mère de Nabina déclara soudain: «Nabina a reçu un sac à dos.» Je remarquai l’importance que ce fait, banal pour nous, prenait ici. Nabina nous montra ce sac à dos noir, presque aussi grand qu’elle, lorsque nous l’avons accompagnée à l’école. Ensemble, nous avons assisté à la fête de bienvenue de l’école. Sur le chemin du retour, enveloppée par le parfum des fleurs et un peu étourdie par toutes les impressions reçues, j’ai appris que Nabina était la seule filleule de
    la région. J’aimerais que Nabina et les autres enfants puissent continuer de profiter de ma contribution. Qu’il s’agisse de l’infrastructure du village, de leur protection ou du sac à dos symbole de leur futur.

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    news-881 Tue, 29 May 2018 12:35:00 +0000 Parbati n’est plus une esclave https://www.plan.ch/fr/news/fr-detail/parbati-nest-plus-une-esclave/ Au Népal, la chance de mener une existence en toute dignité est refusée aux filles Kamalari. Encore enfants, elles sont réduites à l’esclavage et leur monde se limite alors au travail dans les champs. Parbati est l’une des rares filles ayant réussi à sortir de cette situation et à se libérer de ses chaînes.

    Lorsqu’elle a été contrainte de travailler chez un homme étranger dans des conditions inhumaines, Parbati Chaudhary n’était encore qu’une enfant. Son destin ne fait malheureusement pas exception. Dans certains districts du Népal, il est toujours usuel, aujourd’hui, que les familles pauvres vendent leurs filles. Celles-ci, désignées comme «Kamalari», s’échinent alors jour et nuit à la tâche en étant insuffisamment nourries, sans pouvoir imaginer se rendre à l’école. Parbati est désormais libre, grâce à Plan International. Elle a pu terminer sa formation et travaille maintenant comme assistante dans le domaine de la santé. Un chemin long et difficile, qu’elle a dû subir jusqu’à sa libération allant de pair avec son autodétermination.

    Des coups plutôt que des devoirs à domicile

    À cause d’une réserve naturelle, le gouvernement népalais a contraint la famille de Parbati à quitter son domicile. Ses parents sont alors devenus Kamaiyas (situation de servitude), alors que leurs trois filles ont passé au statut d’esclaves domestiques comme Kamalari, chez un homme étranger. Parbati demanda à ses parents de l’inscrire à l’école, ce qu’ils ont fait. Toutefois, cet homme exigeait qu’elle travaille plutôt que se rendre à l’école. Parbati devait cuisiner, soigner le bétail, faucher l’herbe et s’occuper des champs. C’est seulement ensuite qu’elle disposait d’un peu de temps pour se rendre à l’école. En raison de sa forte charge de travail, elle arrivait souvent trop tard en classe et si l’homme qui l’employait la surprenait à faire ses devoirs, il la battait. Après huit années atroces comme fille Kamalari, elle a été sauvée. Aujourd’hui, ses parents sont aussi libérés de ce statut car le gouvernement a aboli ce système. 

    L’inimaginable se réalise

    Après son sauvetage, Parbati a pu achever une formation de trois ans comme assistante médicale et elle travaille désormais à l’office de la santé du district de Mahottari. Grâce à une bourse, elle a pu suivre des études dans une haute école après cette formation. Plan International l’a soutenue durant cette période par un logement, de la nourriture et du matériel scolaire et lui a permis de disposer d’un coaching car il est très difficile de se faire admettre à des cours techniques au Népal. Parbati a raconté que jamais elle n’aurait osé espérer être sauvée de la maison de son maître, pas plus que de pouvoir réaliser des études techniques. «Maintenant, j’ai le sentiment que lentement, ma vie se transforme», explique-t-elle, en ajoutant: «Cette formation est une véritable chance car ma famille n’avait aucune possibilité de me payer de tels cours. Je remercie Plan International pour tout cela.»

    Je veux soutenir les filles Kamalari! 

     

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